Le Député et le contact avec le réel

Mercredi 30 août 2017

Présente ce soir à la réunion de rentrée d’En Marche! 87 à Couzeix.

Extrait de mon intervention :

Il est primordial de ne pas reproduire les erreurs commises par nos prédécesseurs. Et l’une de nos ambitions sera de garder le contact avec le réel.

Il s’agit d’une des grandes leçons de l’Histoire de ces dernières élections. Le parti La république En Marche a d’ailleurs été pensé et créé en ce sens ; et les nouveaux statuts sont là pour confirmer cette volonté de garder ce lien avec sa base militante, mais également avec les citoyens. En même temps, un minimum de centralisation est nécessaire ; et le rôle de Paris comme arbitre et juge de paix est primordial.

Le réel, c’est la base militante, ce sont les électeurs, les citoyens.
Le réel, ce sont les problèmes quotidiens que rencontrent les français.
Le réel, ce sont les fermetures d’usines, de commerces ou encore les difficultés du monde agricole.
Le réel, ce sont les difficultés de nos concitoyens à boucler leurs fins de mois et leur ras-le-bol de la classe politique.

Tout le reste, les débats stériles et les attaques de politique politicienne, les sondages sur les cotes de popularité de notre président, les polémiques qui cherchent à mettre en avant une opposition qui n’a rien fait pendant 20 ans. Tout cela n’est qu’un piège tendu par une opposition totalement dépassée.

Pour ma part, je suis convaincue qu’il ne faut pas céder aux jeux dans lequel on tente de nous entraîner. Si nous commençons à rentrer dans des débats absurdes et interminables imposés, nous récolterons un bilan identique à celui de nos prédécesseurs. Ils n’attendent que cela et surtout, ils ne savent faire que cela. Cela fait des décennies qu’ils pratiquent ces joutes improductives. Notre rôle est de contrôler l’action du gouvernement, et en même temps d’expliquer aux français la transformation du pays que nous menons.

Les députés doivent rester connectés au réel. Le réel, ce sont les préoccupations de mes concitoyens et nous devrons en tant que députés, comme nous le faisons ce soir, rester à leur écoute. Bien sûr, si dans le monde de la « politique promesse » que nous subissons depuis 30 ans, « tout est possible, tout est réalisable » (pour citer de grands auteurs), ce ne sera pas le cas de la politique du réel. Notre rôle est ingrat, car nous serons la première génération de politique à affronter le réel et à dire la vérité. Dire la vérité à nos militants, à nos élus locaux et à nos citoyens, qu’elle soit belle ou difficile à entendre.

Aujourd’hui, la réalité c’est que notre région souffre de son enclavement. La réalité c’est qu’il n’existe pas de solution miracle, et que chaque alternative aura ses avantages et ses inconvénients. Cependant, nous avons fait la promesse de faire bouger les choses et en ce sens, les résultats concrets que nous comptons obtenir d’ici la fin de notre mandature prouveront que nous avons su, malgré notre jeunesse, faire mieux que nos aînés.

Nous avons un avantage sur les anciens politiques : nous sommes des députés libres, à l’exact opposé du soi-disant député godillot. Nous sommes à l’image de nos militants, de notre parti, nous ne devons rien à personne, à aucun réseau.

Pour terminer, je souhaitais également vous confirmer que La République En Marche nous offre une liberté immense concernant le fond et les formes que nous souhaitons faire prendre à notre mandature.

En ce sens, je souhaite pour ma part concentrer mon temps de présence sur ma circonscription pour être au plus proche de la réalité du terrain. En souhaitant vous y retrouver quotidiennement, je vous remercie de votre attention, et vous dis donc : à très bientôt !

Marie-Ange Magne

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