Votre Députée

Née en 1987 à Limoges, je suis mariée et mère de deux enfants.

Je suis diplômée d’un Master de Sociologie obtenu à l’Université de Limoges en 2010. Dans ce cadre, j’ai réalisé 2 mémoires :

« Rien n’est sans raison d’être [sociale]. » (BOURDIEU, Pierre, 1984, Questions de sociologie). C’est le cas d’Internet et finalement l’objet de ce mémoire qui s’attache à déterminer sa fonction sociale et le mode de fonctionnement des interactions sociales qui s’y déroulent.

En 2006, le Time Magazine nommait les internautes « personnalités de l’année ». Véritable phénomène de société, Internet encourage les individus à enrichir leur capital social à des fins personnelles ou professionnelles. La même année, l’émergence des blogs, des plateformes de partage et des réseaux sociaux donnait, par ailleurs, le sentiment d’une invasion de l’univers médiatique par son propre public. De nouveaux modèles d’information voient ainsi le jour en s’appuyant sur Internet, dans le but de profiter de ses fonctionnalités et dans l’idée d’élargir leur public. Aussi, ce mémoire propose-t-il de prendre le cas du site Internet d’information et de débat participatif Médiapart, créé il y a un an.

A travers ce mémoire, il s’agit d’étudier l’émergence d’Internet comme un lieu moderne d’interaction sociale et de débat participatif ; et de d’analyser les contours d’une démocratie communautaire en ligne.

Occuper une position au sein de l’espace socioprofessionnel conduit à s’identifier et à être identifié, à s’affirmer et à se distinguer, à être et à paraître.

La position s’impose comme un élément identitaire important par le processus de présentation de soi qu’elle recouvre. Déclarer sa profession, comme le fait Francis Kramarz, conduit à communiquer la position que l’on occupe dans l’espace socioprofessionnel hiérarchisé. Annie Collovald montre ainsi, en s’appuyant sur les déclarations biographiques du Who’s who et du Bérard Quélin, combien la position professionnelle peut se faire l’objet de stratégies identitaires spécifiques. En cela, on peut s’interroger sur la particularité de la « multipositionnalité », laquelle conduit des individus à cumuler simultanément plusieurs positions.

La multiplicité des positions se fait-elle l’objet d’enjeux professionnels ou encore d’enjeux de sociabilité ? Quelle importance les acteurs lui accordent-elles ? Et, finalement, quelle est sa raison d’être ? Pour comprendre les enjeux que revêt la multipositionnalité, il est de rigueur de parvenir à reconstruire les positions socioprofessionnelles des acteurs.

Aucune méthodologie spécifique et aucun postulat ne se sont encore imposés dans l’univers des sciences sociales et politiques pour retracer cette superposition des positions. L’enquête suivie par Luc Boltanski, pourtant au fondement de la conceptualisation de la multipositionnalité, ne propose aucune méthode comme précepte. En prenant le cas des lobbyistes européens, ce mémoire propose, d’une part, de développer une méthode d’analyse de la multipositionnalité. Mais il s’agit aussi, à travers une méthodologie d’enquête à la fois quantitative et qualitative, de démontrer comment le positionnement est le fait d’un processus général de capitalisation, qui offre un avantage au capital social. Car pour en être, il faut connaître.

J’ai ensuite été allocataire de recherche en Sciences Sociales à l’Université de Limoges, où j’ai travaillé sur la construction des politiques cinématographiques et audiovisuelles des Conseils Régionaux, dans le cadre d’un Doctorat.

La construction d’une politique régionale d’aide à la création et à la production audiovisuelle et cinématographique apparaît dès 1985 (sous l’Etablissement Public Régional d’Aquitaine, présidé par Jacques Chaban-Delmas), avant même les premières élections régionales de 1986 qui donnent aux Régions des Conseils Régionaux. Ces fonds d’aide régionaux dédiés à la production vont se répandre sur tout le territoire, dans chaque région (de gauche comme de droite), de 1985 à 2005.

Comment et pourquoi les régions vont-elles se trouver une vocation cinématographique et vont-elle s’accaparer la question du cinéma pour finalement s’inventer ? Dans la sphère politique en proie à des luttes d’institution, l’enjeu de la construction des Régions est de répondre à un besoin de reconnaissance culturelle, identitaire, économique et politique.

La Région, décriée dès sa création, jugée superfétatoire dans un mille-feuille territorial déjà très chargé, cherche très vite à s’affirmer et à s’identifier pour exister. Car si les régions sont issues de la volonté nationale, à leur création, elles ne savent pas qui elles sont. Il faut donc à la fois mobiliser la population autour d’un sentiment d’appartenance aux régions, en les dotant d’une identité territoriale propre. Mais il faut aussi les rendre utiles en s’accaparant une compétence stratégique : celle du développement économique des territoires. Et finalement, le cinéma offre la possibilité de satisfaire à la fois, comme outil de communication, à ce besoin de reconnaissance d’une identité régionale, et il offre la possibilité de développer un secteur économique qui raisonne dans l’imaginaire collectif comme une industrie prolifique.

Dans des régions en construction, soumises à la concurrence entre institutions territoriales, effets d’image, effets économiques sont autant d’arguments faciles à défendre pour les élus régionaux pour démontrer l’intérêt d’attirer le cinéma en région. Néanmoins, il reste que cette double attente entre la création et la production artistique d’une part, et la recherche de rentabilité économique d’autre part fait naître un ensemble de tensions qui sont autant d’obstacles à la construction et à la justification de ces politiques d’aide au cinéma.

Cette thèse propose, au moyen de l’étude de cas des politiques régionales d’aide à la création et à la production audiovisuelle et cinématographique, d’analyser les conditions de création d’une politique des Régions.

J’ai, par ailleurs, enseigné les Sciences Economiques et Sociales au Lycée Jean Giraudoux à Bellac.

Impliquée dans la vie associative et culturelle locale, j’ai été présidente de l’association Festiv’Art, organisatrice du Festival du Court Métrage de Limoges de 2009 à 2014, et trésorière de l’Observatoire Régional des Arts et la Culture en Limousin (ORACLIM) de 2010 à 2014.

L’association Festiv’art a organisé à Limoges pendant 15 ans, de 1999 à 2014 son festival du court métrage. Un festival « militant », fait par des bénévoles animés par la même passion : sortir des sentiers battus et faire découvrir un genre cinématographique encore trop méconnu.

En 2014, j’ai participé aux élections municipales de la ville de Limoges. Je représentais le PRG (Parti Radical de Gauche) et figurais en position non éligible sur la liste Limoges 2014 : « l’essentiel c’est notre ville ».

De 2015 à 2017, j’ai été comptable puis chargée de mission à la Mairie de Saint-Laurent-sur-Gorre, où j’ai travaillé sur des projets en lien avec la santé (construction d’une maison de santé pluridisciplinaire), mais aussi la culture et la communication (développement des outils numériques).

Depuis juin 2017, je suis Députée de la 3ème circonscription de la Haute-Vienne, membre de la Commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire, et rapporteure spéciale de la mission « Médias, livre et industrie culturelle – Avances à l’audiovisuel public ». Je suis aussi membre des groupes d’études suivant : Autisme, Cinéma et production audiovisuelle, Enjeux de la ruralité, Internet et société numérique, Intégration des personnes handicapées, Livre et économie du livre et du papier, Presse.

Des bancs de l’assemblée nationale…

…au cœur de la Haute-Vienne.

Assemblée Nationale

France 3 Limousin

Site nosdeputes.fr

Elections législatives des 11 et 18 juin 2017

1er tour des élections :

Marie-Ange Magne sera opposée au candidat des Républicains Guillaume Guérin au second tour de l’élection. Le Parti socialiste et la France Insoumise sont éliminés.

2ème tour des élections :

Marie-Ange Magne est élue Députée de la 3ème circonscription de la Haute-Vienne avec 62,8% des suffrages exprimés.